La crise autour du détroit d’Ormuz montre que le risque énergétique ne se limite plus à l’accès à la ressource. Il se joue désormais dans la circulation des flux : transport maritime, fret, chaînes logistiques, arbitrages industriels et conditions de fonctionnement de l’économie réelle. Dans cette intervention sur France 24/RFI, Sarah Moya souligne que nous ne sommes pas face à un simple choc pétrolier, mais à un choc de flux, dont les effets dépassent largement le Golfe. Son analyse met en lumière l’interconnexion irréversible entre énergie, commerce, sécurité et décisions politiques. Elle rappelle aussi que ce type de crise produit des effets structurels, durables et profondément inégaux selon les acteurs économiques.
1. Il ne s’agit pas d’un choc pétrolier, mais d’un choc de flux.
Ce qui est remis en question n’est pas seulement l’accès à la ressource, mais tout ce qui vient après : le transport, le fret, la circulation et la capacité de maintenir les flux.
2. L’interconnexion est irréversible.
Ce qui se passe à Ormuz peut avoir des conséquences bien au-delà du Moyen-Orient, jusque dans d’autres régions comme l’Afrique, ainsi que dans des secteurs industriels et économiques très éloignés du théâtre du conflit.
3. Les effets seront structurels et toucheront d’abord les petites et moyennes entreprises.
Cette crise n’est ni celle des années 1970, ni celle de 2022. Elle doit être lue à partir des flux. L’augmentation des coûts frappera d’abord les petites et moyennes entreprises, qui doivent devenir une priorité d’attention publique.
Sarah Moya est consultante senior en géopolitique de l’énergie et fondatrice de Coresight Strategies. Elle conseille dirigeants, institutions et entreprises sur les risques souverains, les cadres réglementaires et la prise de décision stratégique dans les secteurs extractifs, à l’intersection du droit, de la géopolitique et des rapports de force internationaux.
Pour toute demande d’échange, d’intervention ou de collaboration, merci de contacter Sarah Moya via la page Contact de Coresight Strategies.
